Des pâtes, Dieu, et du flirt

mangeprieaimeBonjour à tous,

Aujourd’hui, c’est roman étranger au menu. Le livre en question s’intitule Mange, Prie, Aime, d’Elizabeth Gilbert, publié aux éditions Calman-Lévy.

Résumons l’histoire:

Jeune trentenaire vivant à New York, Elizabeth a beaucoup de bonnes choses pour elle. Mais elle se voit devoir traverser des épreuves difficiles: un divorce, suivie d’une dépression, et pour finir un échec sentimental. Imprégnée de nouvelles aspirations, elle décide de faire, toute seule, avec une visée bien précise, trois voyages de plusieurs mois chacun: le premier en Italie, à Rome, le deuxième en Inde, puis le dernier en Indonésie, à Bali. Elle se donne alors un an pour trouver la paix dans sa vie et dans son âme, avec « l’aide » de la religion.

Le récit commence par une longue introduction, qui plante les circonstances et les raisons de l’auteur sur l’objet de ce roman. Ici et tout au long du livre, elle prend bien soin de ne pas heurter les appartenances religieuses de ses lecteurs, et s’excuse très (trop ?) souvent de croire ce qu’elle croit.

La première partie se passe donc à Rome. Elle nous décrit avec passion la langue qu’elle pratique, ses découvertes culinaires, et ses rencontres amicales. L’auteur a volontairement fait l’impasse sur le côté culturel, pour « se concentrer » sur la nourriture. Mis à part que j’aurais bien aimé découvrir cet aspect là, cette première partie permet de faire connaissance avec l’auteur.

La deuxième partie nous emmène en Inde, dans un ashram (=maison-temple de guru où l’on vient de tous continents pour méditer). Au fil des pages, on note bien l’évolution de son rapport avec les pratiques religieuses, et sa relation avec elle-même. On sent aussi, pour relater et faire le lien avec d’autres religions, qu’elle a dû passer un certain temps à se documenter ! Les explications, pour moi, sur la pratique yogique s’étendent un peu en longueur, car à avoir fait des recherches sur le sujet, elle nous a ressorti là toutes ses nouvelles connaissances ! En tout cas le voyage prend clairement une tournure mystique. Cela crée une certaine atmosphère, mais toujours avec la vision d’une femme vivant dans un pays industrialisé, et avec des interrogations et des pensées qui sont relativement proches de nous.

La dernière partie prend place à Bali. On peut percevoir toute son évolution depuis le début du roman. Sa manière de penser, de voir les choses, de réagir semble bien différente, et on est content pour elle. Elle nous parle donc beaucoup moins de son divorce et de ses précédents malheurs, ce qui amène un peu de fraicheur. Là bas elle rencontre tout un tas de gens; un peu plus encore que dans les autres voyages. Cela soutient le rythme du récit et apporte plus de rebondissements.

Finalement, j’ai apprécié ce roman car il m’a permis de voyager dans différents endroits très différents, d’apprendre des choses, et de connaître des bons plans pour un prochain voyage à Rome. J’ai aussi pu m’éveiller à la spiritualité, et à la celle de l’auteur, ce qui était assez agréable. Un petit bémol pour l’esprit très américain et une vision assez romancée de ses périples, qui ne parait pas toujours vraisemblable (partir seule pendant un an sans grande préparation et tout juste sortie de dépression… Se lier d’amitié avec toutes les personnes qui se sont mises sur son chemin, quel que soit le pays et l’appartenance de ces personnes… La voix de la raison toujours juste et pile poile au bon moment de Richard du Texas…Retrouver le premier jour de son arrivée son sorcier de Bali grâce au réceptionniste de son hôtel, en connaissant uniquement son prénom… vraiment ?)

Quelques citations:

« Au fait, le mot « paradis », qui nous vient du persan, signifie littéralement « jardin enclos » ». (En Indonésie)

« Ce que le tabac inflige aux poumons, le ressentiment l’inflige à l’âme; même une seule bouffée est nocive ». (En Inde)

« Je vois bien que cultiver une dose de détachement intelligent dans sa vie peut s’avérer utile de pacification ». (En Inde)

Et vous qu’en avez-vous pensé ? Envie de le lire – ou pas ?

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