Sacrée serviette

Les années douces-PulpedelivreBonjour à tous,

Aujourd’hui c’est jap’ au menu ! Et plus précisément le roman Les années douces, signé Hiromi Kawakami (éditions Philippe Picquier, collection Picquier Poche).

Au hasard d’une visite en librairie, j’ai été attirée par l’avis élogieux laissé par le libraire.

Un résumé de l’histoire tout d’abord :

Tsukiko, en sortant du bureau, retrouve « par hasard » dans un petit troquet un de ses anciens enseignants, à la retraite. Autour d’un verre ou d’un repas, au fil d’entrevues souvent impromptues, leur relation particulière et simple évolue délicatement.

Une quinzaine de petites histoires forment ce roman. Au début, le rythme plutôt lent, feutré, le nombre réduit de personnages, et le peu d’actions m’ont quelque peu décontenancé. En avançant, on comprend et on découvre une histoire pudique, toute simple. Le récit donne la part belle à la floraison des cerisiers et autre promenade (mais aussi à de sacrés rasades de saké !!). Des pointes d’humour viennent agréablement parsemer la lecture. La personnalité mi- professorale mi- ange gardien du maître est touchante et anime la relation. Je ne me suis ni ennuyée ni ai été excessivement absorbée pendant cette lecture. Un plaisir patient et pondéré, comme ce roman.

Quelques citations:

« Les commissures de ses lèvres sont celles d’un vieil homme. Moi aussi, j’ai mordu dans la chair du coquillage. Comme je voudrais que les coins de ma bouche deviennent ceux d’une femme que la jeunesse a quittée ! »

« Les soirs comme ça, j’ouvre la serviette du maître, et je regarde à l’intérieur. La serviette est vide, et ce vide se déploie. Oui, un vide infini s’étend sur toutes les choses, le vide de l’absence. »

«  »En revanche, Tsukiko, cessez de dire un portable, s’il vous plaît. Dites un téléphone mobile, je vous prie. N’y manquez pas. Ce mot m’est infiniment désagréable. » C’est comme ça que le maître en est venu à posséder un téléphone mobile. De temps en temps, je l’appelais pour qu’il s’entraîne. »

Et vous, votre avis ? Déjà lu d’autre(s) livre(s) de l’auteur ? Le style japonais c’est votre truc ou pas ?

D’un livre à un film, part.1

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Premier best seller d’une série de trois livres débutée en 2006, l’adaptation de Les yeux jaunes des crocodiles (publié chez Albin Michel puis chez Le Livre de poche) sort au cinéma le 9 avril prochain.

Ayant lu la série, je me suis dit que c’était l’occasion de vous en parler un peu- avant votre éventuelle séance au cinéma !

Le résumé de l’histoire:

Joséphine, intelligente discrète et naïve mère de famille, se retrouve endettée et seule avec ses deux filles. En effet, le mari est parti avec sa maîtresse en Afrique, pour gérer un élevage de crocodiles ! Elle accepte alors différents jobs, en plus de celui de chercheuse au CNRS… dont celui d’écrire un roman pour et à la place de sa sœur, au caractère diamétralement opposé. Les aventures humaines commencent !

De prime abord, le titre du livre est relativement énigmatique et ne laisse pas percevoir grand chose de l’histoire. En tout cas cela, ajouté à la jolie couverture colorée, m’a donné envie d’y regarder de plus près.

Le roman, malgré le nombre de pages (plus de 650 pages) se lit facilement. On y retrouve une galerie de personnages, ainsi que leur vie – qui est au centre de l’histoire et rythme le récit. La protagoniste se situe davantage dans le genre anti-héroïne. Elle peut avoir tendance à agacer au début. Au fil des pages, comme un papillon elle se développe et évolue, et finira par se montrer forte et jalousée. Plusieurs thèmes sont évoqués: entre autres le divorce, la relation parent-ados, et l’estime de soi. On s’attache vite cette personnalité et un milieu qui ne sont pas hors du commun; on s’identifie donc (forcément) à un moment ou un autre. De bons moments de lecture en somme.

L’ayant beaucoup aimé, je me suis ensuite plongée dans sa suite : La valse lente des tortues, puis dans Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi. Je ne serai pas étonnée de les voir adaptés au cinéma eux aussi par la suite ! (en même temps, qui dit série…).

La bande annonce du film :

Tenté de le voir avant et/ou après l’avoir lu ?

La liste de mes envies

liste enviesEt non ce n’est pas lié au titre d’un livre, mais plutôt à un nouveau type de post ! Je vous partage ici, si on peut dire, les livres qui me font de l’œil ! Petite liste qui s’étoffe au travers de virées librairie, d’articles-avis lus sur des blogs, etc. Il y a un peu de tout, du contemporain, du classique, du français, du « pas français » et du non littéraire…

Je serais ravie de savoir si vous avez déjà lu un ou plusieurs livres dans cette liste, et ce que vous en avez pensé !

  • Pierre Szalowski : Le froid modifie la trajectoire des poissons

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  • Jane Austen: Raison et sentiments

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  • Le Royaume de l’ours polaire: Collection National Geographic (OK n’est pas un livre mais un DVD)
  • Kiki Marmori: Les ours (ça c’est bien un livre 😉 )

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  • Rémi Marion: Dernières nouvelles de l’ours polaire (ah bon j’aime les ours polaires ?)

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  • David Foenkinos: La tête de l’emploi

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  • Guy de Maupassant: Le Horla

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Et vous, des envies de lecture ?

« La carte est plus intéressante que le territoire »

http://livre.fnac.com/a4025222/Michel-Houellebecq-La-carte-et-le-territoireBonjour à tous,

Aujourd’hui je vous parle du roman La carte et le territoire de Michel Houellebecq (publié pour ma part chez J’ai Lu).

Un petit résumé :

Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman devait vous en raconter l’histoire, il commencerait peut-être par vous parler d’une panne de chauffe-eau. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passa seul de nombreux réveillons de Noël.  Il évoquerait certainement Olga, une très jolie Russe rencontrée au début de sa carrière, lors d’une première exposition de son travail photographique. C’était avant que le succès mondial n’arrive avec la série des ‘métiers’, ces portraits de personnalités de tous milieux (dont l’écrivain Michel Houellebecq), saisis dans l’exercice de leur profession.  Il devrait dire aussi comment il aida le commissaire Jasselin à élucider une atroce affaire criminelle.

Le roman est découpé en trois parties. On navigue dans les deux premières entre l’évolution de la carrière de l’artiste, le rapport qu’il entretient avec son père, le mode d’emploi d’appareils photo, le travail, l’art, la solitude affective aussi, et bien sûr l’argent. En définitive la plupart des composantes de la société sont passées en revue dans ce roman. Michel Houellebecq s’incorpore comme un personnage dans son propre roman. On peut soit le percevoir comme de l’auto-dérision, soit comme de l’auto-glorification… (Il a en effet tendance à citer sa biographie tout au long du récit, et nous prévient dès le début que c’est un bon écrivain, connu, et à l’emploi du temps chargé de mondanité etc. etc. …). Sur la fin, le roman se transforme en policier ! J’ai ressenti une absence d’émotion assez générale dans la vie du personnage principal, qui est décalée par ce qu’il provoque et ce qui se passe autour de lui !

En somme une très bonne lecture (avec quand même par moments, quelques passages un peu longuets de description d’objets et une réticence de prime abord vis-à-vis du personnage de Houellebecq dans le livre).

Quelques citations:

« Alors que les espèces animales les plus insignifiantes mettent des milliers, parfois des millions d’années à disparaître, les produits manufacturés sont rayés de la surface du globe en quelques jours […]. »

« […] La vie vous offre une chance parfois se dit-il mais lorsqu’on est trop lâche ou trop indécis pour la saisir la vie reprend ses cartes, il y a un moment pour faire les choses et pour entrer dans un bonheur possible, ce moment dure quelques jours, parfois quelques semaines ou même quelques mois mais il ne se produit qu’une fois et une seule, et si l’on veut revenir plus tard […] il n’y a plus de place pour l’enthousiasme, la croyance et la foi, demeure une résignation douce […]. »

Des citations de style plutôt neutre et détaché, qui s’appliquent comme le roman dont elles sont issues à dépeindre la société humaine (l’argent, l’égoïsme, un monde l’art un tantinet précieux…). Certes, sans nous en apprendre davantage qu’on ne se doute vraisemblablement déjà, mais j’ai aimé osciller entre désespoir, humour ironique et apaisement.

Et vous, votre avis ?

Le livre homéopathique ou 1 chapitre 2 fois par jour pendant 1 mois

http://sonyglobal.scene7.com/is/image/gwtprod/88267a211096fe489b5ad7f3561309b7?fmt=png-alpha&wid=330A l’occasion de la sortie d’un nouvel appareil de lecture, Sony a réalisé avec le concours des neuroscientifiques du Mindlab International du Sussex (Royaume-Uni) une étude sur l’influence exercée par les genres de livres et la lecture numérique. (Ceci afin de démontrer les bienfaits de la lecture numérique… sur leur nouvel appareil on l’aura compris !). Il n’est pas ici question de comparaison entre lecture numérique et papier on l’aura -aussi- compris. Au delà de l’aspect « publi-information », le sujet ne foisonnant pas encore d’études sérieuses; il est toujours intéressant de regarder de plus près les résultats plutôt étonnants qu’il en découle.

Celle-ci a été menée sur 40 individus (seulement) fin 2013. Le groupe est composé de 14 femmes et 23 hommes. Ils ont été sélectionnés sur la base de leur engouement pour la lecture (pas des lecteurs du dimanche donc). Ils ont été soumis à la lecture de quatre genres littéraires différents: thriller, romance, humour et polar. Ont alors été étudiés leurs niveaux de détente et d’attention, mais également l’implication émotionnelle dans la lecture et la vitesse à laquelle ils avalaient les pages.

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Le thriller serait le plus enclin à stimuler attention, concentration et vivacité d’esprit, alors que les romans, dans l’ensemble, inclinent à la détente (parmi les autres genres littéraires, humour, romantisme et horreur).

Six minutes de lecture dans le silence réduirait le stress de 60%. La capacité d’apaisement est considérée comme 68% plus grande que celle de la musique, deux fois supérieure à celle d’une tasse de thé (British of course !) et trois fois plus efficace qu’une promenade à pieds. Pour diminuer le stress, le roman d’amour a été le plus efficace (pour 40 % des lecteurs). En revanche, les livres d’humour, qui nécessitent moins d’attention, entraînent une implication émotionnelle de 50 % inférieure aux thrillers et romances. En somme, avant de se mettre à travailler,  il faudrait lire un polar pour améliorer son efficacité, et pour se détendre pleinement, un livre drôle.

 « Même si nous savons tous que la lecture est un passe-temps relaxant, les résultats de cette étude montrent comment notre cerveau réagit et répond véritablement aux différents genres. La lecture peut nous aider à gérer des situations stressantes et nous prépare même à les affronter mentalement », commente le docteur David Lewis de Mindlab.

Enfin, dans le lien entre émotion et vitesse de lecture, la corrélation est faite : plus on s’ennuie, moins on avance dans le livre (là beaucoup pourront certainement cautionner). En réalité, l’étude montrerait que plus l’émotion ressentie est forte, plus la vitesse de lecture augmente. Avec cette nuance : quand les séquences de lecture sont sombres et intenses, ainsi qu’on en trouve dans les thrillers et les livres d’horreur, alors, le lecteur ralentit.

Voilà, maintenant vous saurez quoi faire pour vous booster ou vous relaxer !

D’après actualitte.com

Plus d’infos à propos de l’étude sur le site de Sony ici (en anglais)

Thalys et la lecture numérique

https://i2.wp.com/i1.ytimg.com/vi/2un43rRCtT8/maxresdefault.jpgThalys innove et tente une expérience intéressante auprès de voyageurs Platinium et Platinium+. Jusqu’en juin 2014, le réseau ferroviaire propose aux voyageurs qui empruntent souvent ces trains, une cinquantaine de titres en plusieurs langues (français, en flamand, en anglais, en allemand et en néerlandais).

Des quotidiens et des magazines comme Libération, Le Figaro, Elle, GQ etc constituent une partie du catalogue proposé. De plus, plusieurs BD numériques comme Largo Winch ou Blake et Mortimer sont en consultation gratuite. Ce service, permet de choisir l’un des titres au choix. Il est en plus disponible sur un large choix de support (iPad, tablette Androïd et portables PC et Mac).

Pour y accéder il suffit de télécharger l’application « ePress&More ». Le contenu est accessible au delà du trajet seul. Si les titres de presse sont offerts pour une durée illimitée ; les bandes dessinées sont en lecture pendant 30 jours. Le voyageur a accès au catalogue dès minuit et une minute le jour du voyage. Il est invité à télécharger son titre préféré avant ou après son trajet.

Favoriser la lecture numérique de contenu pouvant être lu en entier en l’espace d’un trajet (contrairement à un bon pavé n’est ce pas); une bonne idée pour récompenser les voyageurs réguliers, qui doivent, au moins pour certains, être déjà familiers avec les tablettes et/ou liseuses. Dommage peut-être pour le reste de la littérature ? (ou les non « Platinium », au choix).

Pour télécharger l’application iPad App Store Apple IDBOOX ou Android sur Google Play.

D’après idboox.com