L’effet boule de neige

La tête de l'emploiBonjour à tous,

La semaine dernière s’est fait dévorer, car lu rapidement, le roman La tête de l’emploi de David Foenkinos (éditions J’ai Lu, en semi-poche).

Il est aussi l’auteur, entre autres, de La délicatesse, récemment adapté au cinéma avec Audrey Tautou et François Damiens.

Résumons l’histoire:

Notre « héros » s’appelle Bernard. Prénom qui ne prédispose pas à l’extraordinaire pour un homme remarquablement banal. A 50 ans, il voit son destin tourner au vinaigre: plus d’emploi, plus de femme, et plus de logement.

Si vous cherchez un roman divertissant, qui se lit en moins de  trois ans (entre guillemets), que vous aimez l’ironie ET qu’il ne pleut pas dehors; ce livre est pour vous ! Après avoir entamé le début, on sait tout de la signification du prénom Bernard ! Son angoisse, sa misère et ses problèmes sont justement dépeints. Ses remises en question à côté de la plaque ainsi que la description acide notamment de ses parents m’ont fait sourire à plusieurs reprises. Les petites notes de bas de page viennent agrémenter l’humour du récit. Ni trop ni trop peu. Un sujet terrible que l’auteur a su faire passer avec un style bien propre. Un petit bémol peut-être pour les graaaannndes marges du texte, qui ne trompent pas l’œil sur la consistance du livre.

Quelques citations:

« Mon père s’appelle Raymond, et il n’a pas été résistant (enfin, au sens historique, car il faut une certaine capacité de résistance pour vivre avec ma mère) […]. »

« Pour paraître normal, je lui adressais régulièrement de petits sourires que j’espérais décontractés. Sa mine hallucinée m’obligea à me rendre compte que j’avais probablement l’air d’un demeuré à sourire ainsi, par soubresauts, comme une ampoule en fin de vie. »

« … quand j’avais réfléchi aux personnes qui étaient susceptibles de m’aider à retrouver du travail, le nom de Berthier avait paru évident. Il était sans doute vrai que les moments difficiles permettaient de discerner ses véritables amis. […]
Pourquoi m’évertuer à vanter mes propres mérites auprès de ce salaud ? Il n’avait rien à me proposer. Il avait voulu me voir uniquement pour apprécier sa propre situation. C’est ainsi que jouissent les minables. »

Votre avis ? Avez-vous lu d’autres livres de l’auteur ?

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