La sobriété heureuse ou à toi de jouer !

Deux alternatives dans ce titre pour résumer en quelques mots ma lecture !

guerison du monde - FL

Bonjour à tous,

L’été touchant à sa fin, voici une lecture qui sonne tout à fait « rentrée ». J’ai voulu lire ce livre document, au titre évocateur, en juillet-août, comme une rebelle des lectures faciles et ensoleillées idéales pour la plage. J’ai donc mis – un peu plus – que deux heures pour le lire…

L’auteur, Frédéric Lenoir, est philosophe et sociologue. Il est aussi chercheur associé à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et producteur de l’émission Les racines du ciel sur France Culture. Il a un certain nombre d’essais à son actif.

C’est la première fois que je m’attaque à ce genre d’ouvrage. La jolie couverture (eh oui ça peut jouer !) m’a d’abord attiré et le thème abordé m’a plu. L’auteur nous livre ses réflexions sur les maux de notre société, et des pistes pour y remédier.

Le livre est très structuré et bâti en parties, chapitres, etc. Il commence par poser le décor. Pour comprendre pourquoi nous en sommes là aujourd’hui, une première partie de plusieurs chapitres nous décrit par exemple la fin de la ruralité, l’ère de la vitesse, la globalisation de l’information, la mondialisation économique… Ce tour d’horizon m’a paru très intéressant.

Ensuite, il faut quand même avoir une base de connaissance si ce n’est quelques avis, pour pouvoir suivre du début jusqu’à la fin, pour soupeser les propos mais aussi pour prendre du recul sur la lecture. Un discours qui ne se voile pas la face, qui m’a semblé en phase avec les besoins réels, à tendance écologique et philosophique, quoique peut-être semblable à un enseignement de sciences politiques, ce qui pourra déplaire à certains.

Le ton magistral et les longueurs descriptives sur de vastes sujets ont fini par me refroidir. Je retiens quand même les tas de bonnes idées réalistes et « concrétisables »,  j’étais d’accord sur un certain nombre de points évoqués. La fin du livre et sa conclusion m’ont, il faut le dire, quelque peu libérée, mais sur une fin heureuse si on peut dire ! « A toi de jouer », c’est un peu comme ça que j’ai perçu le message de l’auteur.

Je le conseille donc à ceux qui ont envie de s’interroger avant de consommer, dont ce n’est pas leur premier essai sur ce sujet et qui n’ont rien contre une dose de discours d’apprentissage.

Quelques citations:

« Rosa a ainsi calculé qu’un homme de trente-cinq ans a déjà vécu trois fois la vie de son grand-père (il a en moyenne changé trois fois de compagne, de poste de travail, de domicile…) » (Partie 1, chapitre 2)

 » […] nous nous bornons à percevoir que quelque chose se modifie, la plupart d’entre nous avec inquiétude, une minorité avec exaltation. (Partie 1, chapitre 4)

« S’il veut être en paix avec lui-même, un musicien doit faire de la musique, un peintre faire de la peinture, un poète écrire » (A. Maslow, Partie 2, chapitre 1)

Et une petite dernière pour la route:

« C’est précisément parce que la modernité a mis l’individu au centre du dispositif que le monde ne pourra changer que lorsque les individus eux-mêmes changeront » (Partie 2, chapitre 4)

Et vous, avez-vous lu ce livre ? D’autre(s) du même auteur ? Que pensez-vous de ces citations ?

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