Secouer et remplir sa vie sinon rien

Bonjour à tous,

Le titre de ce billet  est pour moi en quelque sorte les maîtres mots du dernier roman « 2 en 1 » (deux histoires dans le même livre) d’Anna Gavalda, « La vie en mieux » (Le Dilettante).

https://i1.wp.com/www.babelio.com/couv/CVT_La-vie-en-mieux_3258.gif

Le résumé:

Mathilde a 24 ans. Elle a abandonné ses études pour un boulot sans intérêt et vit en colocation avec deux autres filles. Elle dit qu’elle est heureuse, mais est toujours obligée de boire pour s’en souvenir. Un jour, elle oublie son sac à main dans un café. Un homme le lui rend la semaine suivante. Quelques mois plus tard, et à cause de cet homme justement, elle décide de changer de vie.

Yann a 26 ans. Il est aussi diplômé qu’on puisse l’être, mais n’a pas trouvé de travail. En attendant des jours meilleurs, il est vendeur. Il ne dit pas qu’il est malheureux, mais souvent, quand il traverse la Seine, il s’imagine qu’il saute et se voit en noyé. Un soir, alors qu’il est seul, il rend service à son voisin du dessus. Pour le remercier ce dernier l’invite à dîner. Quelques heures plus tard, et à cause de cet homme justement, il décide de changer de vie.

Un roman bien contemporain, tout comme l’écriture (par rapport à mes classiques). J’ai trouvé cette dernière plutôt incisive, fluide; et j’ai vite lu les deux histoires. Quelques « focus de pensée » débordent un peu de l’action et apporte un rythme supplémentaire à la lecture. Une baignade dans un mal-être des personnages, en rupture avec leur environnement, une soif de renouveau… qui n’empêche pas de tomber soudainement sur des passages très drôles ! Je recommande.

Quelques citations:

Pour chacune des deux histoires, je vous en ai presque recopié le texte 😉

Mathilde

« Maintenant, et même si ça ne se voit pas à l’œil nu, je suis recroquevillée sur le bord de la vie et j’attends qu’elle passe. » (Aparté, chp. 4)

« Toutes ces distractions qui vous distraient de vous-mêmes, qui vous ont fait perdre l’habitude de penser à vous, de rêver à vous, de papoter avec la base […], de regarder les autres […]. » (Troisième acte, chp. 4)

« Vas, cours, vole, espère, plante-toi, saigne ou festoie, mais vis ! » (Troisième acte, chp.4)

Yann

(Avec un taux de chômage actuel que l’on connaît bien, ce roman est effectivement tellement contemporain !)

 » Et toi, bon con, tu fais tout comme il faut […]. Les stages pas payés, les stages non rémunérés, les stages sans contrepartie financière, les stages pour l’honneur et ceux pour la gloire. […] tellement ça te déprime, d’avoir à te battre si dur et si tôt pour avoir le droit de cotiser comme les autres. » (Deux, la vermine).

« […] les jobs alertes, les codes d’accès à votre espace personnel, les abonnements aux flux des offres, les faux-espoirs […], le beau-frère de ton parrain qui va en parler à ses amis du Lions, les coucou-copain-d’avant, tu sais j’en ai toujours un peu rien à foutre de ta gueule, mais ton père, il avait pas une usine, au fait ? »  (Deux, la vermine)

 Avez-vous lu d’autres livres de cette auteur ? Certain(s) à me conseiller ?

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