En mai, fait ce qu’il te plait

Bonjour à tous,

Après avoir visité le musée de la BD à Angoulême, j’ai (forcément) fait un arrêt à la librairie. Ils ont du choix, pour tous les âges, et dans tous les styles. Je ne suis pas une spécialiste de bande dessinée, et ça ne m’attire pas plus que ça, mais dans ce cadre, je me suis délicieusement « poussée » vers la découverte et suis sortie de ma zone de confort.

Et comme nous sommes toujours en mai, j’ai fait ce qu’il m’a plu, c’est-à-dire enrichir encore un peu ma pile de livres à lire, avec deux nouveaux venus, très chaleureusement accueillis 🙂

Voici le premier:

  1. Ici, de Richard McGuire (Gallimard)

Bande dessinée hors collection chez Gallimard. Comme ça, moi aussi j’aurais du mal à étiqueter ce « drôle » de petit livre.

« «Ici» raconte l’histoire d’un lieu, vu d’un même angle, et celle des êtres qui l’ont habité à travers les siècles. Dans cet espace délimité, les existences se croisent, s’entrechoquent et se font étrangement écho, avant d’être précipitées dans l’oubli. Richard McGuire propose ainsi une expérience sensorielle inédite, puissante et presque magique du temps qui passe. »

J’ai été attiré par le concept du temps et l’aspect épuré très graphique.

04 02 15 Ici RichardMcGuire

04 02 15 Ici RichardMcGuire

Le deuxième:

2.  La Lune est blanche, de François et Emmanuel Lepage (Futuropolis)

Celui-ci est mon coup de cœur. Je le repère en faisant la queue à la caisse: je vois la couverture avec une grande photo de banquise, sans doute un explorateur au premier plan; j’ouvre: que vois-je: un mélange de photos-bd reportage-aventure en Antarctique. Je retiens d’abord le nom pour éventuellement le prendre plus tard (comprenez qu’il ne s’agit pas d’un livre de poche). Je tourne sept fois ma langue dans ma bouche: pppff, non, je prends cette merveilleuse découverte main-te-nant ! Il est à mooaaahaha !

Encore un peu plus que le premier je crois, il me tarde de les suivre dans ce voyage.

Et vous, de réjouissantes trouvailles à partager ?

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Escapade montagnarde

Bonjour à tous,

Grâce à James Oliver Curwood, j’ai passé quelques temps dans le Grand Nord canadien, avec un gros ours, un ourson, deux chasseurs et un indien. L’écrivain est connu pour ses romans « jeune adulte » ayant pour cadre le Canada. Ce livre s’intitule sobrement Le Grizzly (France Loisirs – Hachette).

A l’intérieur, plusieurs pages sont illustrées en noir et blanc, d’extraits d’action de l’histoire.

Le résumé: Nous sommes au XXe siècle. Tyr est un grizzly qui règne sur une région reculée du Canada. Il ne se bat que pour se nourrir et défendre son territoire. Un jour, deux chasseurs tombent nez à nez avec lui, et lui mène la vie dure, jusqu’à un grand changement…

le grizzly 2

Acheté d’occasion (à part dans un cadre scolaire, ou en provenance d’une bibliothèque, je crois qu’avoir un livre de seconde main ne m’est jamais arrivé), j’ai fait une belle découverte.

J’avais quelques a priori du roman « pour enfant – enjolivé – tout ça »: ils ont disparu à sa lecture. J’ai vraiment pu suivre l’aventure, tantôt du côté de l’ours , tantôt du côté des hommes, avec chacun leur vision, leur démarche. J’ai appris deux-trois choses sur la montagne, les ours, la nature en général, sans que cela prenne le pas sur le roman. Le suspens a été bien maintenu jusqu’à la fin (en revanche, sur cette édition, le résumé en entier m’a spoilé toute l’histoire… pas cool).

Si on lit le livre par fraction, surtout au tout début, on risque de s’emmêler un peu les pinceaux, puisque l’auteur nomme successivement un même personnage par son nom, puis son prénom (américain). Par moment je ne savais pas bien combien de personnages étaient en train de parler, qui était qui… Une fois les premières pages passées, c’est plus net.

Une des choses qui m’ont fait dire que le récit n’était pas uniquement destiné aux enfants est un passage où l’auteur décrit consciencieusement l’ours tuant et déchiquetant un autre animal. Là, d’accord.

J’ai bien aimé être emportée par l’action dans la montagne, mais aussi avoir le ressenti des deux parties, où l’homme n’est pas pré-étiqueté « super-prédateur insensible à son environnement », et l’animal  » prédateur dangereux ». Mais, quand même, l’un chasse pour se nourrir, l’autre pour le sport et la peau de l’ours.

Je suis presque restée sur ma faim en refermant le livre car j’aurais aimé connaître le devenir de chacun !

Le Grizzly ou une belle leçon d’humanité… donnée par un ours !

Quelques citations:

 « Ses yeux perçants étaient gris bleu, et il fouillait le paysage qui s’épanouissait devant lui avec l’ardente expression du chasseur-né, ou bien encore de l’explorateur de terres vierges. » (chapitre 2)

« Si un animal pouvait atteindre un âge aussi avancé, combien d’années de vie n’avait-il pas détruites lui, Jim Langdon, en ces jours de massacres où il s’estimait un chasseur heureux ? » (chapitre 8)