Hi lovelies !

Bonjour à tous,

Qui dit septembre, dit rentrée littéraire. Je vous présente mes acquisitions de ce mois-ci, qui sont je dois dire plus nombreuses qu’à l’ordinaire ! Il y vraiment de tout, de la « classique » nouveauté littéraire, du conte, de l’aventure, de la cuisine… Regardons-cela de plus près !

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♠  Contes & Légendes des Hautes-Alpes, d’Anne Lopez

(éditions De Borée)

Au détour d’un séjour dans cette belle contrée, pourquoi ne pas la redécouvrir à travers des contes & légendes. Un bon pavé d’environ 500 pages que je suis en train de lire.

 

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Une soupe aux herbes sauvages, d’Emilie Carles (édition Pocket)

Détour bis, pour ce récit de la vie de cette femme née dans un petit village de la Vallée de la Clarée (Hautes-Alpes représente !). Il est déjà bien connu, mais je ne l’ai pas encore lu. Il promet en humilité.

Dans la caverne d’Ali Baba près de chez moi, je suis repartie avec ces petits-ci:

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Banquise, de Paul-Emile Victor (Points)

Ah, ça faisait longtemps hein, un livre sur le froid polaire ? On pari que vous allez devenir spécialiste ? 😉 Ici ce grand aventurier nous parle des Esquimaux, peuple du Groenland. Expéditions et observations anthropologiques sont au programme de ce récit.

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L’Amant, de Marguerite Duras (Les éditions de Minuit)

Sachant qu’au départ je souhaitais 10h30 du soir en été, qu’il n’y avait pas, je me suis rabattue sur cette auto-fiction, que je savais aussi prometteuse.

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Un amour impossible, de Christine Angot (Flammarion)

De la rentrée littéraire en veux-tu en voilà avec ce roman poignant sur les relations mère-fille et père-fille, dont j’ai entendu plutôt du bien dans La grande librairie sur France 5 et sur une chaîne YouTube. L’auteur a l’air assez particulière et incisive, peut-être un peu comme le contenu de ce livre.

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Petite éloge de la fuite hors du monde, de Rémy Oudghiri

(éditions Arléa)

Rien que la couverture, je valide déjà. La fin du résumé de cet essai nous dit : « De Pétrarque à Rousseau, de Tolstoï à Flaubert, sans oublier Simenon ou Pascal Quignard, Rémy Oudghiri montre que, derrière ce besoin de retrait, on retrouve le même secret étonnant et paradoxal : la fuite hors du monde n’est rien d’autre qu’une façon d’y entrer vraiment. »

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Manger mieux pour se sentir bien: 200 conseils trucs & astuces (Artémis)

Une fois n’est pas coutume, un ouvrage sur l’alimentation. Je cherchais quelque chose qui me propose quelques recettes faciles et saines, et en même temps qui m’explique de façon ludique et claires des thématiques concrètes du quotidien, pour m’éclairer sur une autre façon de s’alimenter.

Et vous, de quoi est fait votre « haul » de septembre ?

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Brrr…

Bonjour à tous,

On passe du polaire à l’hiver, tout en changeant de décor et d’ambiance (et c’est peu dire !) avec cette nouvelle lecture que je vous propose: Esprit d’hiver, de Laura Kasischke (au Livre de Poche pour ma part).

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Le résumé:

« Lorsqu’elle se réveille ce matin-là, Holly, angoissée, se précipite dans la chambre de sa fille. Tatiana dort encore, paisible. Pourtant rien n’est plus comme avant en ce jour de Noël. Dehors, le blizzard s’est levé ; les invités ne viendront pas. Au fil des heures, ponctuées par des appels téléphoniques anonymes, Tatiana devient irascible, étrange, inquiétante. Holly se souvient : l’adoption de la fillette si jolie, treize ans auparavant, en Sibérie… Holly s’interroge : « Quelque chose les aurait suivis depuis la Russie jusque chez eux ? » »

Le roman a reçu le Grand prix des lectrices de Elle. De là deux sentiments me sont venus: le premier; « chouette, ça veut dire que c’est un bon livre intéressant ». Le deuxième: « ce roman nous est donc recommandé par mesdames et mesdemoiselles férues du dernier régime pré-estival à la mode et du top 10 des astuces pour draguer ? ».  C’est évidemment le premier qu’il faut retenir.

Toute l’histoire se passe dans la maison, généreusement ponctuée d’anecdotes sur le déroulement de l’adoption à l’orphelinat Pokrovka n°2, la frustration et la douleur de la mère de ne pas pouvoir écrire ses poèmes, ses inquiétudes dans le rôle de mère et de « bonne ménagère ». Holly s’est réveillée trop tard le jour de Noël, j’avais envie qu’elle s’active pour tout soit globalement prêt à temps. Les actions sont très lentes, truffées de pensées, de grandes anecdotes. Elle mettra peut-être une dizaine de pages à prendre sa douche. C’est le début du conditionnement !

En lisant cela le soir avant de se coucher, vous ne serez pas à l’abris de quelques cauchemars avant d’avoir réussi à prendre du recul dans votre lecture !

C’est vraiment comme les brefs avis le décrivent au dos du livre: c’est un huis clos asphyxiant, troublant, le tout dans le joli décor d’un Noël, enneigé, avec tout ce qu’il représente. Il est précis, cru et somnolent à la fois, et se lit facilement et rapidement. Il nous donne le besoin de savoir la fin, tout en ayant une petite appréhension sur la façon dont elle va nous saisir !

Je suis plutôt servie en termes de variété dans mes lectures en ce moment !

Petite info collectée sur le site de Télérama, Esprit d’hiver a été écrit avant que Vladimir Poutine ne décide de faire interdire l’adoption d’enfants russes aux Etats-Unis. Si vous souhaitez imiter Holly, changez de pays donc !

A ceux qui aiment les histoires mère-fille, les thrillers contemporains; foncez !

Quelques citations:

« Prendre connaissance des horreurs de ce monde et ne plus y penser ensuite, ce n’est pas du refoulement. C’est une libération. » (p.246)

« Ce fut à l’époque de cette bourse que Holly comprit que ce n’était pas de temps qu’elle avait besoin pour écrire les poèmes qui lui permettaient d’achever son recueil. Ce dont elle avait besoin, c’était d’un enfant, décida-t-elle. » (p. 70)