Tout le monde dehors

Bonjour à tous,

Oui, oui, malgré les apparences, le blog est toujours en vie !!

Aujourd’hui, changement de décor, puisque je vais vous parler d’un essai au doux nom: Petit éloge de la fuite hors du monde, de Rémi Oudghiri (éditions Arléa).

?

Déniché au hasard dans ma petite caverne d’Alibaba, tout s’est joué du regard entre nous. Cet élégant dos de monsieur très 19e face à ce que je croyais à première vue une mer agitée, additionné à ce titre qui donne une belle bouffée d’air frais (et également, c’est vrai, l’épaisseur relativement mince de l’ouvrage…), m’ont fait pensé « OK, toi, tu me plais ».

A vrai dire, le concept m’a tellement plu que je n’ai pas vraiment percuté, au début, qu’il s’agissait d’un essai aux notes très philo. Et puis, pourquoi pas hein, allons-y ?

L’auteur se penche sur ce phénomène et nous propose une dizaine commentaires de texte / réflexions d’une sélection de grands noms de la littérature essentiellement, et de l’art en général, pour aboutir à une sorte de conclusion (que je vous laisse le soin de lire).

Pour ma part, il y a certaines pensées d’auteurs avec lesquelles je n’étais pas du tout en accord et qui m’ont presque agacées avec leur grand absolutisme catégorique. Je me suis sentie plus « à l’aise » avec celles de Flaubert et Le Clézio. Le premier fuit dans son art; le second nous décrit une « mer bleue avec les reflets comme des diamants, l’horizon comme un fil noir, le vent salé où planent les sternes » pour transmettre des émotions. En revanche, d’après le passage sur Pétrarque, il est à peu près sûr que l’on n’aurait pas pu faire copain-copain. Argument à l’appui: « Fuir le monde pour Pétrarque, c’est d’abord fuir les villes, ces lieux irrespirables. […] Toutes sortes d’individus inutilement bavards vous détournent de ce qui vous intéresse vraiment. » (p.23). Tout son chapitre est, en gros, comme ça.

Contente de lire autre chose de ce que j’ai pu lire jusqu’à présent, je trouve la question intéressante. Je pense que tous, à un moment ou un autre, nous avons du avoir envie de ne pas être là où nous étions présents à un moment donné, de changer d’entourage/de culture/de région/etc.

Néanmoins la sélection d’auteurs n’étant pas toujours des plus accessibles à la base, rajouter par dessus une analyse parfois un peu verbeuse et cérébrale, n’en fait pas une lecture détente, clairement. Eventuellement il peut vous aider à vous endormir plus vite le soir, mais pas pour les bonnes raisons. Le chapitre sur Le Clézio m’a toutefois donné une envie supplémentaire de me pencher sur ses livres.

J’en suis malgré tout venue à bout, mais ce sera un petit flop pour moi. Pour mieux l’apprécier, il aurait peut-être fallu commencer par un autre ouvrage, toujours sur cette question, mais plus « vulgarisant », et continuer (ou pas) par celui-là.

Quelques citations:

« Il n’est pas simple de contempler le monde plutôt que vaquer à ses occupations et de s’agiter dans tous les sens. Il n’est pas simple d’être plutôt qu’avoir. » (p. 118)

« Pour rêver, nul besoin de méthode. Nul besoin de règles. Pas de contrainte. » (p. 44)

« Etre soi-même, c’est avoir la possibilité de se cultiver: en avoir le temps et la disponibilité. » (p. 28)

Et vous, avez-vous des livres sur le thème de la fuite ?

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« Less is more »

Bonjour à tous,

Une fois n’est pas coutume, voici un livre de développement personnel !

Il est déjà bien connu, puisqu’il s’agit de 3 kifs par jour et autres rituels recommandés par la science pour cultiver le bonheur, de Florence Servan-Scheiber (Marabout). Un poche donc, d’environ 320 pages.

Professeur de bonheur (si si), journaliste, conférencière, chroniqueuse, elle est aussi l’auteur de Power Patate, dans la même édition.

Si on compte vraiment il y a 4 kifs sur cette photo 😉

Ce livre nous propose des idées, des conseils et des exercices qui permettent de voir les choses avec optimisme, de développer ses qualités plutôt que de corriger ses défauts; bref, de « savourer la vie ». Il se découpe en sept « grands chapitres ». Cela permet de lire les passages que l’on souhaite dans le désordre, même si, l’ayant lu « dans l’ordre », j’ai trouvé qu’il y avait un fil rouge tout au long.

J’ai trouvé intéressante l’approche assez jeune donnée par le titre, l’écriture colorée et originale, plutôt que quelque chose comme « comment sauver son âme moche de pauvre pécheur ». Le format Pocket m’a également plu; l’impression d’être assommée de conseils vertueux en est réduite. Au fil des pages on suit aussi l’auteur dans son propre parcours vers la psychologie positive (« c’est l’étude scientifique des forces et des qualités qui permettent aux individus et aux communautés de s’épanouir. La psychologie positive admet que tout n’est pas rose, qu’il est sain d’éprouver dans certaines situations des émotions négatives et de faire preuve de réalisme. »).

C’est agréable de lire que -elle aussi, elle n’est pas tombée dedans quand elle était petite et apprends tous les jours. Cela a le mérite d’atténuer le côté transcendant de l’ouvrage, et de rendre ces objectifs pour proches de nous. Lire à répétition « qu’il faut », « qu’il est bon de faire ceci – cela, pas comme ça » a tendance à m’agacer, pas vous ? 🙂

J’ai apprécié par ailleurs qu’elle s’appuie d’études scientifiques et pas nécessairement uniquement de philosophes/historiens. Cela m’a rendu plus tangible la véracité de ses propos.

C’est un livre facile à lire, qui traite de tous les côtés de la vie, accessible, avec des témoignages personnels de l’auteur, mais à quelques endroit un peu brouillon peut-être.

A la fin, le livre nous propose d’autres lectures (dont les livres de Tal Ben-Sahar), des tests et évaluations dont elle fait mention dans la lecture, ainsi que des applications mobile. Si vous souhaitez poursuivre l’expérience de la psychologie positive, il y a donc matière !

Quelques citations:

« Les résultats de cette étude ont suggéré que le bonheur est sous-tendu par des facteurs génétiques. Nous naissons avec un « taux de base » de bonheur. » (p. 27)

« Exercer un choix et avoir le luxe de changer d’avis sont les meilleurs amis du bonheur naturel. » (p. 36)

« Voilà ce que sait faire l’optimaliste: apprécier des demi-succès et les échecs sans gravité; changer de point de vue sans se sentir remis en cause; savourer ses victoires, analyser des actions pour progresser […] » (p. 142)

« Et le changement le plus difficile que j’ai réussi cette année – ne riez pas, ça m’a demandé une volonté de fer: je n’arrête pas de boire du Coca Light bourré d’aspartam, je commence à boire de l’eau. » (p. 232) => je compatis 😉

 » Nous sommes conçus pour chasser et cueillir, pas pour commander une pizza. » (p. 243)

Et avec un livre de développement personnel, on pourrait encore citer plein de phrases comme celles-ci !

 Voici le lien des tests et évaluations du Centre des tests et de profils psychologiques développés par l’équipe de Marty Seligman dont parle l’auteur, en cliquant ici. (C’est en anglais hein).

En cas de forte chaleur

laluneestblanche-couv_pulpedelivreBonjour à tous,

Je reviens avec une très belle découverte ; La Lune est blanche, de deux frères: François et Emmanuel Lepage (éditions Futuropolis, environ 230 pages).  J’ai voyagé pendant un moment en Antarctique (car j’ai mis un petit moment avant de  finir ce livre =)).

Comme mentionné dans un précédent billet, je suis assez étrangère à la BD, mais ce petit bijoux a définitivement effacer les freins !

Déjà l’histoire était faite pour me plaire: l’Institut polaire française invite deux artistes à rendre compte d’une mission sur la base française antarctique Dumont d’Urville, en Terre-Adélie. Ok je préfère le pôle Nord et ses ours polaires, mais là, on peut largement s’arranger.

Aventure + banquise + art = let’s go.

On ajoute à ce trio gagnant l’originalité (en tout cas pour moi !) de la retranscription: de la BD mêlée à des photos. C’est double banco.

laluneestblanche-page int photo -(c)

Imaginez-vous, marchant dans cette immensité blanche à perte de vue, presque sans vie ; on se croirait sur une autre planète…

Tout sur la forme m’a plu: cette impression d’aquarelle, le mélange des techniques, le choix d’une palette de couleur sépia, colorées par très petites touches ont fait vraiment ressortir l’atmosphère, le paysage presque monochrome. Le fait qu’il y ait peu de photos par rapport à la BD m’a permis de laisser vaquer mon imagination. Elles sont plus présentes à la fin, et m’ont ramené plus ou moins doucement à la réalité de ce monde des extrêmes.

laluneestblanche-page int (c)

J’ai beaucoup aimé le « rappel » historique qui permet de mieux appréhender l’aventure, sans être trop lourd.  La vision donnée était humaine, pas un discours d’Indiana Jones-héros scientifique.

La fin de l’ouvrage est légèrement différent du reste, mais je ne vous en dis pas plus.

En cherchant bien un petit point négatif, la page 216 blanche au beau milieu de la BD m’a laissé perplexe ; ça n’a pas l’air fait exprès… Eventuellement, un autre petit point qui pourrait être irritant: les jérémiades de l’auteur pour faire son raid en Caterpillar. Le Français prend ici toute sa dimension. Un livre humain, on l’a dit !

En période de canicule, c’est un parfait rafraîchissement.

Quelques citations:

 « Mais le voyage râpe les peaux qu’on se donne, les apparences sociales. On est nu, la peau à vif. »

« L’Antarctique est un continent qui n’appartient à personne …. Ou plutôt – fait unique – il est le bien de l’humanité entière. »

 

Et vous, connaissez-vous d’autres BD de ce genre ?

En mai, fait ce qu’il te plait

Bonjour à tous,

Après avoir visité le musée de la BD à Angoulême, j’ai (forcément) fait un arrêt à la librairie. Ils ont du choix, pour tous les âges, et dans tous les styles. Je ne suis pas une spécialiste de bande dessinée, et ça ne m’attire pas plus que ça, mais dans ce cadre, je me suis délicieusement « poussée » vers la découverte et suis sortie de ma zone de confort.

Et comme nous sommes toujours en mai, j’ai fait ce qu’il m’a plu, c’est-à-dire enrichir encore un peu ma pile de livres à lire, avec deux nouveaux venus, très chaleureusement accueillis 🙂

Voici le premier:

  1. Ici, de Richard McGuire (Gallimard)

Bande dessinée hors collection chez Gallimard. Comme ça, moi aussi j’aurais du mal à étiqueter ce « drôle » de petit livre.

« «Ici» raconte l’histoire d’un lieu, vu d’un même angle, et celle des êtres qui l’ont habité à travers les siècles. Dans cet espace délimité, les existences se croisent, s’entrechoquent et se font étrangement écho, avant d’être précipitées dans l’oubli. Richard McGuire propose ainsi une expérience sensorielle inédite, puissante et presque magique du temps qui passe. »

J’ai été attiré par le concept du temps et l’aspect épuré très graphique.

04 02 15 Ici RichardMcGuire

04 02 15 Ici RichardMcGuire

Le deuxième:

2.  La Lune est blanche, de François et Emmanuel Lepage (Futuropolis)

Celui-ci est mon coup de cœur. Je le repère en faisant la queue à la caisse: je vois la couverture avec une grande photo de banquise, sans doute un explorateur au premier plan; j’ouvre: que vois-je: un mélange de photos-bd reportage-aventure en Antarctique. Je retiens d’abord le nom pour éventuellement le prendre plus tard (comprenez qu’il ne s’agit pas d’un livre de poche). Je tourne sept fois ma langue dans ma bouche: pppff, non, je prends cette merveilleuse découverte main-te-nant ! Il est à mooaaahaha !

Encore un peu plus que le premier je crois, il me tarde de les suivre dans ce voyage.

Et vous, de réjouissantes trouvailles à partager ?

Mamie et sa lecture

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Bonjour à tous,

Petit titre ironique pour annoncer mes dix habitudes de lecture (les habitudes, ou les petites manies, n’attendent pas que l’on ait un certain âge pour nous prendre d’assaut n’est-ce pas !).

J’avais déjà répondu aux habitudes de lecture ici, en 2014. Là, pas de questionnaire, et si ce qui est cité maintenant est différent, vous pouvez aller voir le billet du tag pour apprécier l’éventuelle évolution !

  1. Il me faut posséder quelques livres à lire « d’avance ».
  2. Une fois lus, j’aime ranger et regrouper mes livres par auteur.
  3. Je ne lis jamais deux livres en même temps, ou alors un beau-livre est en feuilletage de côté.

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4. Il m’arrive de sélectionner des auteurs pour qu’ils puissent rentrer dans un challenge littéraire auquel je participe.

5. Il me faut lire quelques pages le soir avant de m’endormir.

6. Je n’ai jamais lu d’e-book, et ça ne me tente pas spécialement.

7. J’aime de temps à autre, faire du « lèche-vitrine » dans les librairies, du repérage.

8. J’ai une liste de livres qui m’ont fait de l’œil en librairie un jour ou un autre, sur mon téléphone.

9. Je crois que j’aime avoir plusieurs marques-page, et en changer selon le livre.

10. J’essaie de diversifier mes lectures (genre, taille de « la bête », auteur…). J’aime changer d’époque, de style quand j’enchaine mes lectures.

Et vous ??

 Source image « mamie » ici
Source image « bain » ici

Tag spécial pile à lire (PAL)

The reading room

Bonjour à tous,

J’ai déniché un tag spécial pile à lire ici, j’ai trouvé le principe marrant. Je l’ai quand même raccourci de quelques questions. Un petit point sur ses stocks avant Noël !

Avez-vous dans votre PAL…?

1) un livre dont vous ne savez pas de quoi il parle

Je sais à peu près à quoi m’attendre dans chacun des livres en attente.

2) un livre depuis plus d’un an

Oui ! Et même deux.

3) un tome 2

Non.

4) plusieurs livres d’une même série

Non plus.

5) un classique

Oui, Bel-Ami de Maupassant

6) un livre qui vous fait vraiment très très envie

Non, pas la pile actuelle ! ^^

7)  un livre que vous gardez pour le lire pendant une période précise (grandes vacances, période de Noël…)

Je suis actuellement dessus, un livre doudou me faisant voyager pendant que la période hivernale arrive…

8) un livre que vous avez prêté sans l’avoir lu

Non, et d’ailleurs cela ne m’est pas encore arrivée !

9) un poche

Et même deux.

10) un livre dont vous aviez complètement oublié l’existence

Oui !

11) votre prochaine lecture (promis, juré !)

Surement La vie en mieux, d’Anna Gavalda.

12) un livre que personne n’a aimé, du coup, vous avez un peu moins hâte de le lire

C’est plutôt l’inverse pour 1984 d’Orwel.

13) un livre que tout le monde a aimé, du coup, vous avez peur d’être déçu

Non.

14) un livre qui va être adapté au cinéma et que vous voulez absolument lire avant (si, si !)

Négatif.

15) un livre de votre auteur préféré

Auteur préféré peut-être pas jusqu’à là, mais auteur bien aimé oui: Maupassant (Bel-Ami)

16) une suite de série mais avouez-le, vous ne vous souvenez plus de l’histoire des tomes précédents

Non.

17) un thriller

Non. Pas trop branchée thriller.

18) un roman fantastique

Idem.

19) une romance

Non.

20) un livre d’un auteur dont le nom de famille commence par C (oui c’est très précis)

Non.

21) un livre qu’on vous a conseillé

Oui: La vie en mieux d’Anna Gavalda

22) plusieurs livres d’un même auteur

Non, mais ça m’est arrivé auparavant.

23) un livre que vous avez acheté pour la couverture

Oui, la couverture a parfois joué un rôle dans la décision d’achat !

24) plus de livres que vous n’en lisez en un an (la question vaut 5 points)

Non, j’en lis plus que ce qu’il y a dans ma « PAL » actuellement.

 

Chaque réponse positive vaut un point, sauf la question 24 qui en vaut 5.

De 0 à 5 points: votre PAL est quasiment vide! Applaudissements, ola, standing ovation! Respect total.

De 5 à 15: vous gardez le contrôle. Vous savez vous montrer raisonnable. Félicitations!

De 15 à 25: vous accumulez les livres. Vous n’avez pas encore atteint une condition critique, mais vous avez de la lecture en prévision!

de 25 à 28: avouez, vous avez arrêté de compter les livres de votre PAL. Vous en êtes à ce point!

 

Un total de 8 points pour ma part. Je garde le contrôle, pour l’instant !

Et vous ? Mettez-moi en commentaires votre score !

Source de l'image: The Reading Room.

La sobriété heureuse ou à toi de jouer !

Deux alternatives dans ce titre pour résumer en quelques mots ma lecture !

guerison du monde - FL

Bonjour à tous,

L’été touchant à sa fin, voici une lecture qui sonne tout à fait « rentrée ». J’ai voulu lire ce livre document, au titre évocateur, en juillet-août, comme une rebelle des lectures faciles et ensoleillées idéales pour la plage. J’ai donc mis – un peu plus – que deux heures pour le lire…

L’auteur, Frédéric Lenoir, est philosophe et sociologue. Il est aussi chercheur associé à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et producteur de l’émission Les racines du ciel sur France Culture. Il a un certain nombre d’essais à son actif.

C’est la première fois que je m’attaque à ce genre d’ouvrage. La jolie couverture (eh oui ça peut jouer !) m’a d’abord attiré et le thème abordé m’a plu. L’auteur nous livre ses réflexions sur les maux de notre société, et des pistes pour y remédier.

Le livre est très structuré et bâti en parties, chapitres, etc. Il commence par poser le décor. Pour comprendre pourquoi nous en sommes là aujourd’hui, une première partie de plusieurs chapitres nous décrit par exemple la fin de la ruralité, l’ère de la vitesse, la globalisation de l’information, la mondialisation économique… Ce tour d’horizon m’a paru très intéressant.

Ensuite, il faut quand même avoir une base de connaissance si ce n’est quelques avis, pour pouvoir suivre du début jusqu’à la fin, pour soupeser les propos mais aussi pour prendre du recul sur la lecture. Un discours qui ne se voile pas la face, qui m’a semblé en phase avec les besoins réels, à tendance écologique et philosophique, quoique peut-être semblable à un enseignement de sciences politiques, ce qui pourra déplaire à certains.

Le ton magistral et les longueurs descriptives sur de vastes sujets ont fini par me refroidir. Je retiens quand même les tas de bonnes idées réalistes et « concrétisables »,  j’étais d’accord sur un certain nombre de points évoqués. La fin du livre et sa conclusion m’ont, il faut le dire, quelque peu libérée, mais sur une fin heureuse si on peut dire ! « A toi de jouer », c’est un peu comme ça que j’ai perçu le message de l’auteur.

Je le conseille donc à ceux qui ont envie de s’interroger avant de consommer, dont ce n’est pas leur premier essai sur ce sujet et qui n’ont rien contre une dose de discours d’apprentissage.

Quelques citations:

« Rosa a ainsi calculé qu’un homme de trente-cinq ans a déjà vécu trois fois la vie de son grand-père (il a en moyenne changé trois fois de compagne, de poste de travail, de domicile…) » (Partie 1, chapitre 2)

 » […] nous nous bornons à percevoir que quelque chose se modifie, la plupart d’entre nous avec inquiétude, une minorité avec exaltation. (Partie 1, chapitre 4)

« S’il veut être en paix avec lui-même, un musicien doit faire de la musique, un peintre faire de la peinture, un poète écrire » (A. Maslow, Partie 2, chapitre 1)

Et une petite dernière pour la route:

« C’est précisément parce que la modernité a mis l’individu au centre du dispositif que le monde ne pourra changer que lorsque les individus eux-mêmes changeront » (Partie 2, chapitre 4)

Et vous, avez-vous lu ce livre ? D’autre(s) du même auteur ? Que pensez-vous de ces citations ?

Paris chapeaux melons…

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Bonjour à tous,

De belles photos de Doisneau issues du beau livre simplement intitulé Paris. On y retrouve plusieurs thèmes liés à notre capitale, repris ici et dont j’ai extrait une photo de chaque pour les illustrer.

Ce livre fait écho à une exposition de la Ville de Paris consacrée au photographe, début 2007. Non pas que je voue un culte à cette ville, mais les sujets, la manière presque simple et chaleureuse, et ces clichés qui semblent être pris sur le vif (alors que pas vraiment, hein), je trouve ça bien agréable pour les yeux !

Voici donc une petite sélection.

Paris par hasard…

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Jardin des plantes, mai 1951

Paris se révolte…

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Barricade Saint-Germain Saint-Michel, août 1944

le Paris des Parisiens…

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La Diagonale des marches, 1953

Paris s’amuse…

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Danseuse de be-bop, 1951

Paris béton…

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Quand nos routes se sont croisées, j’avais trouvé mon professeur de bonheur, Maurice Baquet porte de Vanves, 1982

Et vous, ça vous inspire quoi Doisneau ?