Jane Austen is back

Hi everyone,

jane austen raisons sentiments

Un bon moment après la lecture d’Orgueil et préjugés dans la même jolie collection (Archipoche, Bibliothèque du collectionneur), je me suis penchée sur Raison et sentiments. En regardant la chronologie, Jane Austen a d’abord écrit Orgueil et préjugés, juste avant ce dernier. Je l’aurais fait anti chronologiquement; pas grave.

Le résumé:

« A la mort de Mr Dashwood, son épouse et leurs trois filles, Elinor, Marianne et Margaret, sont contraintes de réduire drastiquement leur train de vie et de quitter leur superbe propriété pour s’exiler à la campagne. En effet , c’est le fils d’un premier mariage de feu Mr Dashwood et sa belle-fille qui doivent en hériter.

Les soeurs Dashwood et leur mère s’installent dans un cottage du Devonshire, gracieusement mis à leur disposition par un lointain cousin.

Les deux héroïnes de ce roman sont les deux aînées Elinor et Marianne dont nous suivons les péripéties amoureuses. »

On pourrait identifier l’aînée des sœurs, Elinor, pour la « raison » et « sentiments » pour Marianne. Les intrigues du roman sont d’ailleurs exclusivement tournées vers ce qui leur arrive.

Après avoir lu Orgueil et préjugés, j’ai lu celui-ci avec une impression de réchauffé. Le même décor, les mêmes personnages: une mère et ses filles, dans une bourgeoisie anglaise (parfois simple d’esprit), des hommes effacés et peu admirables, sans oublier une obsession pour le mariage.

Dans la première moitié du livre, certaines discussions entre un personnage et l’une des deux sœurs mises en avant, n’amenaient rien à l’histoire. Si elles étaient vécues fatigantes pour  ces dernières, j’ai ressenti la même chose !

J’ai trouvé que le récit n’avançait pas, car il m’a fallu atteindre un bon tiers pour que les « vraies » aventures commencent. C’est vraiment dans le dernier tiers que les choses ont commencé à être « croustillantes » et que j’ai bien apprécié: les personnages ont eu/ fait des choses vraiment « too much » qu’à l’accoutumée, d’autres situations sont survenues comme un cheveux sur la soupe, absurdes et amusantes.

Une lecture toutefois agréable, le style d’écriture incluant des phrases assez longues, le vocabulaire qui correspond à une autre époque, m’a apporté un peu de bon changement. Dans le rapport qualité/ quantité de pages, je reste un peu sur ma faim. Je m’arrêterai ici, pour le moment, dans mes lectures de Jane Austen.

Avez-vous vu le(s) film(s) tiré(s) du livre ?

Quelques citations:

« L’entretien cependant se soutint assez bien, grâce au babil non interrompu de sir John et au soin que Lady Middleton avait eu d’amener son fils aîné […], qui dans ce pareil cas, est un sujet inépuisable lorsqu’on n’en a pas d’autres à traiter. On s’informe de son âge, […] on admire sa beauté; on le trouve grand ou petit pour son âge; on lui fait des questions auxquelles sa mère répond pour lui […]. »

« On peut jouir du mal qu’on m’a fait tant qu’on voudra, sans l’augmenter ni l’affaiblir. Je n’ai plus aucun sentiment de fierté; je n’ai, je ne puis avoir que celui de mon malheur. »

« Elinor, […] qui devait avoir l’air de ne rien savoir, avait un rôle bien plus difficile. Mais autant pour lui que pour elle, elle désirait si vivement avoir un maintien naturel que, passé le premier moment, elle put le saluer d’une manière aisée et presque comme à l’ordinaire. »

Lu dans le cadre du Challenge classique.

http://www.milleetunefrasques.fr/challenge-classiques-2014-la-page/

Royale lecture

 

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Bonjour à tous,

et bonne année !!

Aujourd’hui, je vous parle d’une lecture détente.

En résumé:

Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d’un coup, rien n’arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu’elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?

Alan Bennnett est un auteur apparemment connu pour son comique so British.

Dans ce petit roman, on retrouve les thèmes du pouvoir de lecture, la place de la passion dans la vie, ou mieux se connaître à travers nos lectures. Si la routine de sa gracieuse Majesté est un tantinet plus formelle que notre métro-boulot-dodo, ses lectures la happent de sa réalité.

Un petit livre qui rend la Reine Elizabeth un peu plus familière, facile à lire et amusant.

Quelques citations:

« Les livres ne se souciaient pas de leurs lecteurs, ni même de savoir s’ils étaient lus. Tout le monde était égal devant eux, y compris elle. » (p.36)

« Ayant mené une existence à part, elle se rendait compte à présent qu’elle désirait ardemment éprouver un tél sentiment… parcourir toutes ces pages, l’espace contenu entre les couvertures de tous ces livres, sans qu’on la reconnaisse. » (p.37)

« […] la reine avait souvent l’impression, lorsqu’elle hasardait un commentaire, d’être comme ces hôtesses de l’air contraintes d’expliquer les consignes de sécurité avant le décollage: le visage du Premier ministre affichait alors la même bonhomie absente qu’un passager à qui on a déjà expliqué la manœuvre cent fois. » (p.87)

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Une grosse part de pi*

jesuisneunjourbleuBonjour à tous,

Aujourd’hui, un livre qui attendait sagement d’être lu depuis Noël ! Il s’agit du témoignage de Daniel Tammet, Je suis né un jour bleu.  L’auteur est atteint du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme de haut niveau. En 2007, il a été élu l’un des « 100 génies vivants » du monde par un panel d’experts et un jury britannique. Assez balaise le petit père quoi.

Je ne serais sans doute pas aller de moi-même vers cet ouvrage, qui n’est ni un roman ni une nouvelle mais plutôt une autobiographie, sur un sujet bien particulier.

Dans son récit, il décrit à la fois simplement et précisément son enfance jusqu’à sa vie d’adulte. Il mêle avec justesse les faits et son ressenti.

Au début surtout, il nous gratifie de longs passages sur les nombres. Outre l’aspect intéressant qui nous explique comment il modélise les nombres en couleur et en forme (ce qui lui permet de faire des calculs assez extraordinaires), je pense qu’on apprécie encore davantage ces explications avec un esprit scientifique (à qui, en tout cas, de trop longs passages sur les chiffres ne donnent pas le mal de mer…). On sent qu’il aime ça et qu’il aime en parler. Il est également assez pipelette à propos de l’apprentissage des langues. J’ai donc par moments un peu décroché, et pris le parti de zapper quelques paragraphes trop pointus à mon goût.

J’ai en tout cas appris beaucoup de choses. Ce livre est une ouverture à la curiosité et à la tolérance.

jesuisneunjour bleuIMG-20140603-00509Une petite photo pour vous montrer, qu’à l’intérieur, le livre est ponctué d’illustrations comme celle-ci. Elles représentent en image un propos, une idée pour l’auteur.

Quelques citations:

Comme vous pouvez le constater, beaucoup de passages ont retenu mon attention:

 » […] mes parents redoutèrent que je sois désormais incapable de mener la vie « normale » qu’ils voulaient pour moi. Comme pour beaucoup de parents, être « normal », cela voulait dire être heureux et productif. » (chapitre 3)

« Audrone m’expliqua certaines croyances lituaniennes à propos de Noël. Par exemple, on croit qu’à minuit, le jour de Noël, l’eau des torrents, des rivières, des lacs et des puits se change en vin, même si ce n’est que pour un instant. A minuit également, les animaux peuvent parler, même si les gens n’ont pas le courage de faire l’effort de les entendre. » (chapitre 7)

« Je me représentais l’amitié comme un papillon, à la fois beau et fragile, qui s’envolait dans les airs et que toute tentative d’attraper revenait à détruire ». (chapitre 8)

« Il peut lire deux pages d’un livre simultanément, une page pour chaque œil, en retenant tout ou presque à la perfection. » (chapitre 11) Bloggeurs et autres mordus de lecture, on peut aller se rhabiller.

«  »Donnez-lui votre date de naissance », suggéra Fran. « 31 janvier 1979 », dis-je. « Tu auras 65  ans un dimanche », annonça Kim. J’opinai et lui demandai sa date de naissance à lui: « 11 novembre 1951 », répondit-il. Je fis un grand sourire: « Tu es né un dimanche ! » Le visage de Kim s’illumina et je sus désormais que nous étions connectés ». (chapitre 11)

*En anglais, il y a un jeu de mots entre « pi » (le nombre) et « pie » (la tarte) qui se prononcent tous deux de la même façon.
 

La vidéo du film Brainman, dont il parle dans son livre (c’est en anglais of course):

 

Pour finir, le lien de son site d’apprentissage des langues est ici