Escapade montagnarde

Bonjour à tous,

Grâce à James Oliver Curwood, j’ai passé quelques temps dans le Grand Nord canadien, avec un gros ours, un ourson, deux chasseurs et un indien. L’écrivain est connu pour ses romans « jeune adulte » ayant pour cadre le Canada. Ce livre s’intitule sobrement Le Grizzly (France Loisirs – Hachette).

A l’intérieur, plusieurs pages sont illustrées en noir et blanc, d’extraits d’action de l’histoire.

Le résumé: Nous sommes au XXe siècle. Tyr est un grizzly qui règne sur une région reculée du Canada. Il ne se bat que pour se nourrir et défendre son territoire. Un jour, deux chasseurs tombent nez à nez avec lui, et lui mène la vie dure, jusqu’à un grand changement…

le grizzly 2

Acheté d’occasion (à part dans un cadre scolaire, ou en provenance d’une bibliothèque, je crois qu’avoir un livre de seconde main ne m’est jamais arrivé), j’ai fait une belle découverte.

J’avais quelques a priori du roman « pour enfant – enjolivé – tout ça »: ils ont disparu à sa lecture. J’ai vraiment pu suivre l’aventure, tantôt du côté de l’ours , tantôt du côté des hommes, avec chacun leur vision, leur démarche. J’ai appris deux-trois choses sur la montagne, les ours, la nature en général, sans que cela prenne le pas sur le roman. Le suspens a été bien maintenu jusqu’à la fin (en revanche, sur cette édition, le résumé en entier m’a spoilé toute l’histoire… pas cool).

Si on lit le livre par fraction, surtout au tout début, on risque de s’emmêler un peu les pinceaux, puisque l’auteur nomme successivement un même personnage par son nom, puis son prénom (américain). Par moment je ne savais pas bien combien de personnages étaient en train de parler, qui était qui… Une fois les premières pages passées, c’est plus net.

Une des choses qui m’ont fait dire que le récit n’était pas uniquement destiné aux enfants est un passage où l’auteur décrit consciencieusement l’ours tuant et déchiquetant un autre animal. Là, d’accord.

J’ai bien aimé être emportée par l’action dans la montagne, mais aussi avoir le ressenti des deux parties, où l’homme n’est pas pré-étiqueté « super-prédateur insensible à son environnement », et l’animal  » prédateur dangereux ». Mais, quand même, l’un chasse pour se nourrir, l’autre pour le sport et la peau de l’ours.

Je suis presque restée sur ma faim en refermant le livre car j’aurais aimé connaître le devenir de chacun !

Le Grizzly ou une belle leçon d’humanité… donnée par un ours !

Quelques citations:

 « Ses yeux perçants étaient gris bleu, et il fouillait le paysage qui s’épanouissait devant lui avec l’ardente expression du chasseur-né, ou bien encore de l’explorateur de terres vierges. » (chapitre 2)

« Si un animal pouvait atteindre un âge aussi avancé, combien d’années de vie n’avait-il pas détruites lui, Jim Langdon, en ces jours de massacres où il s’estimait un chasseur heureux ? » (chapitre 8)

 

Tout est bien qui finit bien

Froid modifie trajectoire poissons2 blog

Bonjour à tous,

Repéré sur le blog de Bianca cet hiver, j’ai acquis l’ouvrage tentateur il y a peu, et décidé de l’entamer encore plus récemment ! Je ne l’aurais donc pas lu au coin du feu comme suggéré dans son billet, mais plutôt avec de beaux, voire chauds, rayons de soleil.

Le résumé:

« 4 janvier 1998, Montréal Un garçon de dix ans apprend que ses parents vont se séparer. Désespéré, il demande au ciel de l’aider. Le lendemain débute la plus grande tempête de verglas que le pays ait jamais connue. Ce déluge de glace n’empêche pas son père de quitter la maison. Mais des événements incroyables ou anodins vont faire peu à peu basculer la vie du voisinage. Julie, danseuse en mal d’amour, accueille chez elle Boris, scientifique égocentrique, qui ne vit que pour ses expériences sur les poissons; Michel et Simon, les deux « frères » si discrets, qu’on ne voit jamais ensemble, ouvrent leur porte à Alexis, leur voisin homophobe. Le grand gel va progressivement changer la vie de tous les habitants de cette rue… pour le meilleur. »

Dans ce froid qui subsiste, l’entraide et l’amitié réchauffent les cœurs, et permettent à plusieurs personnages de redevenir maitres de leur vie. Un roman où la tendresse et l’espoir sont au rendez-vous. Parfois les réflexions du jeune garçon m’ont paru bien matures pour son âge; c’est le petit bémol que j’ai relevé. L’écriture est fluide et vivante. Un petit goût de sirop d’érable dans ce roman qui est saupoudré d’expressions québécoises 😉

Quelques citations:

« Elle a enfilé sa robe de chambre rouge. Boris, lui, a enfilé les verres. » (chapitre du mardi 6 janvier 1998)

« On aurait dit des images qui ne venaient pas du Québec. D’habitude, la misère, c’est loin. » (chapitre du mercredi 7 janvier 1988)

« On n’allait pas me partager, je ne serais pas le 14e  de la classe  à migrer chaque semaine » (chapitre du vendredi 9 janvier 1998)

 

Et vous, votre avis ?