En cas de forte chaleur

laluneestblanche-couv_pulpedelivreBonjour à tous,

Je reviens avec une très belle découverte ; La Lune est blanche, de deux frères: François et Emmanuel Lepage (éditions Futuropolis, environ 230 pages).  J’ai voyagé pendant un moment en Antarctique (car j’ai mis un petit moment avant de  finir ce livre =)).

Comme mentionné dans un précédent billet, je suis assez étrangère à la BD, mais ce petit bijoux a définitivement effacer les freins !

Déjà l’histoire était faite pour me plaire: l’Institut polaire française invite deux artistes à rendre compte d’une mission sur la base française antarctique Dumont d’Urville, en Terre-Adélie. Ok je préfère le pôle Nord et ses ours polaires, mais là, on peut largement s’arranger.

Aventure + banquise + art = let’s go.

On ajoute à ce trio gagnant l’originalité (en tout cas pour moi !) de la retranscription: de la BD mêlée à des photos. C’est double banco.

laluneestblanche-page int photo -(c)

Imaginez-vous, marchant dans cette immensité blanche à perte de vue, presque sans vie ; on se croirait sur une autre planète…

Tout sur la forme m’a plu: cette impression d’aquarelle, le mélange des techniques, le choix d’une palette de couleur sépia, colorées par très petites touches ont fait vraiment ressortir l’atmosphère, le paysage presque monochrome. Le fait qu’il y ait peu de photos par rapport à la BD m’a permis de laisser vaquer mon imagination. Elles sont plus présentes à la fin, et m’ont ramené plus ou moins doucement à la réalité de ce monde des extrêmes.

laluneestblanche-page int (c)

J’ai beaucoup aimé le « rappel » historique qui permet de mieux appréhender l’aventure, sans être trop lourd.  La vision donnée était humaine, pas un discours d’Indiana Jones-héros scientifique.

La fin de l’ouvrage est légèrement différent du reste, mais je ne vous en dis pas plus.

En cherchant bien un petit point négatif, la page 216 blanche au beau milieu de la BD m’a laissé perplexe ; ça n’a pas l’air fait exprès… Eventuellement, un autre petit point qui pourrait être irritant: les jérémiades de l’auteur pour faire son raid en Caterpillar. Le Français prend ici toute sa dimension. Un livre humain, on l’a dit !

En période de canicule, c’est un parfait rafraîchissement.

Quelques citations:

 « Mais le voyage râpe les peaux qu’on se donne, les apparences sociales. On est nu, la peau à vif. »

« L’Antarctique est un continent qui n’appartient à personne …. Ou plutôt – fait unique – il est le bien de l’humanité entière. »

 

Et vous, connaissez-vous d’autres BD de ce genre ?

Paris chapeaux melons…

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Bonjour à tous,

De belles photos de Doisneau issues du beau livre simplement intitulé Paris. On y retrouve plusieurs thèmes liés à notre capitale, repris ici et dont j’ai extrait une photo de chaque pour les illustrer.

Ce livre fait écho à une exposition de la Ville de Paris consacrée au photographe, début 2007. Non pas que je voue un culte à cette ville, mais les sujets, la manière presque simple et chaleureuse, et ces clichés qui semblent être pris sur le vif (alors que pas vraiment, hein), je trouve ça bien agréable pour les yeux !

Voici donc une petite sélection.

Paris par hasard…

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Jardin des plantes, mai 1951

Paris se révolte…

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Barricade Saint-Germain Saint-Michel, août 1944

le Paris des Parisiens…

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La Diagonale des marches, 1953

Paris s’amuse…

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Danseuse de be-bop, 1951

Paris béton…

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Quand nos routes se sont croisées, j’avais trouvé mon professeur de bonheur, Maurice Baquet porte de Vanves, 1982

Et vous, ça vous inspire quoi Doisneau ?