Some news

Nouvelles, J.D. Salinger, Pocket

Bonjour à tous,

Un titre tout en un, puisqu’il s’agit: d’un auteur anglophone, d’un livre qui regroupe plusieurs nouvelles et que cela faisait un moment qu’un post n’avait pas pointé le bout de son nez ici !

Deuxième livre que je lis de cet auteur. Le premier était une jolie découverte. Pour le titre de celui-ci, Nouvelles, il ne s’est pas trop cassé la tête, Jérôme David ! En revanche, pour son contenu, certainement un peu plus.  Je me suis donc retrouvée avec 9 nouvelles, aux personnages variés, et au décor différent. Un moment précis de vie d’un personnage nous est raconté dans chaque nouvelle. C’est souvent ambiguë. Dès que l’on croit avoir cerné l’histoire, hop ça bascule et on se rend compte que l’on est à côté de la plaque. A quelques occasions, j’ai un peu décroché dans la longueur de la nouvelle, pour ensuite tomber par terre à la dernière ligne, qui clôt le spectacle.

Des angoisses post guerre ou non, sa vision de la société, et le refuge de l’enfant.

Si j’ai apprécié davantage certaines nouvelles (Un jour rêvé pour le poisson-banane, L’Homme Hilare), d’autres ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable (Teddy, Jolie ma bouche et verts mes yeux, Juste avant la guerre avec les Esquimaux).

Quelques citations:

« J’étais si excité que s’il m’avait annonce que la chambre de son fils était, jour et nuit, inondée de trente centimètres d’eau, j’aurais probablement poussé un petit gloussement de plaisir. »

« L’évidence apparaît toujours trop tard, mais la plus singulière différence entre le bonheur et la joie, c’est que le bonheur est un solide, alors que la joie est un liquide. »

Et vous, ça dit quoi ?

Lu dans le cadre du Challenge classique chez Milleetunefrasques (par mois, mais pas pour moi)

http://www.milleetunefrasques.fr/challenge-classiques-2014-la-page/

« Voilà ma confession, mon cher docteur. Dites-moi ce que je dois faire ? »

le horlaGuy de Maupassant, Le Horla, Pocket

Bonjour à tous,

Après un pavé, quoi de mieux qu’un tout petit livre ? J’ai donc opté pour le plus fin de mes livres à lire (100 pages), à savoir un recueil de nouvelles de Maupassant: Le Horla.

Quand je lis des classiques, j’ai le sentiment de ne plus passer à côté de ce qui constitue notre trésor national, et de me l’approprier un peu.

J’avais déjà lu deux recueils de l’auteur, Boule de Suif et Comtes au fil de l’eau. Celui-ci n’a rien à voir ! La couverture nous donne un avant goût du contenu. Je ne suis pas spécialement branchée lecture fantastique, mais en revanche j’en suis de Maupassant !

Dans ce recueil (Pocket, 2013), on retrouve une préface, qui nous plante de décor, en nous mettant dans le bain pour les cinq nouvelles qui suivent: Le Horla (2nde version), Un fou ?, La folle, Lettre d’un fou, et La peur. J’ai été un peu déçue qu’il y ait si peu de nouvelles (je l’ai commandé en ligne). Mais bon, pour 1,55€, le rapport quantité-prix leur a semblé être raisonnable.

Si elles traitent toutes de la folie, chaque nouvelle est différente. Sauf les deux premières qui se ressemblent beaucoup selon moi. J’ai aimé cette écriture fluide et un brin poétique, même dans une ambiance flippante comme celle-là. Et en ayant connaissance de l’état de l’auteur à ce moment. Je pensais au début, « oh, même pas peur du livre et de la couverture qui se veut pseudo-effrayante, il se lit au collège… ». Que nenni ! Maintenant je le regarde autrement…

Si vous avez beaucoup d’imagination: effet garanti !

Quelques citations:

« Fête de la République. […] C’est pourtant fort bête d’être joyeux, à date fixe, par décret du gouvernement. Le peuple est un troupeau imbécile, tantôt stupidement patient et tantôt férocement révolté. » (Le Horla)

« Je vivais comme tout le monde, regardant la vie avec les yeux ouverts et aveugles de l’homme, sans m’étonner et sans comprendre. Je vivais comme vivent les bêtes, comme nous vivons tous, accomplissant toutes les fonctions de l’existence, examinant et croyant voir, croyant savoir, croyant connaître ce qui m’entoure, quand, un jour, je me suis aperçu que tout es faux » (Lettre d’un fou)

« Cette métamorphose accomplie par le nerf auditif dans le court trajet de l’oreille au cerveau nous a permis de créer un art étrange, la musique […] » (Lettre d’un fou)

* Titre de l’article tiré de la nouvelle Lettre d’un fou.

Et vous, votre avis ? D’autres livres de Maupassant à me conseiller ?

Lu dans le cadre du Challenge Classiques chez Milleetunefrasques.

http://www.milleetunefrasques.fr/challenge-classiques-2014-la-page/

Encore du Saumont s’il vous plait !

annie saumontBonjour à tous,

Premier billet que je rédige sur cet auteur, alors que j’aime beaucoup ce qu’elle fait depuis un petit moment. J’ai déjà lu quatre de ses recueils (avec celui-ci) et une traduction; il était presque temps de vous en parler !

A ma connaissance elle écrit des nouvelles et est aussi traductrice de littérature anglophone (notamment le fameux L’Attrape-cœurs de J.D Salinger).

J’avais a-do-ré Le tapis du salon, ma première découverte dans sa bibliographie. J’ai ensuite lu Un si beau parterre de pétunias et Encore une belle journée. Un soir, à la maison ressemble un peu au Tapis du salon. J’ai aimé que les histoires ne virent pas au trash, comme dans l’un des deux livres précédemment cités (je ne me souviens plus lequel; et peut-être cela concernait-il les deux !). Chaque histoire a un point commun ancré dans le quotidien mais elles sont toutes très variées. Aucune nouvelle ne finit comme un cheveux sur la soupe. Si une fin se termine subitement, on sent que ça a été habilement maîtrisé. Une majuscule après une virgule, des petites « notes » entre parenthèses, l’auteur fait sa propre ponctuation. Toujours cette écriture précise, poignante, se basant sur des histoires du quotidien. « L’âge, la routine, les trahisons, les limites : un panorama doux-amer de ce que la vie, irrémédiablement, nous réserve ». Un petit livre à n’en faire qu’une bouchée. Un régal. J’en veux encore !

Quelques citations:

« Parce que. Cet homme vous avait souri. Parce qu’il avait gardé votre main dans la sienne un peu plus longtemps que la normale, mais qu’est ce que c’est, la normale ? Des mains qui se serrent font-elles un aveu ? » (Chambre)

« On lui prépare son biberon on le cale dans sa chaise haute, on cale le biberon aussi, oui sur la tablette, le biberon dressé entre un exemplaire de La Divine Comédie et un Manuel des bonnes manières, une cordelette fixant le tout, ça tient […] » (Chambre)

« Quand la pluie a cessé j’ai couru encore. On marchait derrière moi à lourdes enjambées, bientôt ça devenait une course-poursuite mais j’étais si rapide, je courais éperdument dans la forêt de là-bas ». […] Mais non. Il a dit non, il a dit oui. » (Equateur)

« Si on en fait un rituel quotidien il est improbable qu’on remarque un changement. […] Du jour au lendemain j’étais exactement la même. Le lendemain du jour aussi. Pourtant on change. J’ai changé. » (TGV. La gare)

Et vous, connaissiez-vous Annie Saumont ? Avez-vous lu ce recueil ?

 

A t’il attrapé votre coeur ?

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, c’est du roman L’attrape-cœurs de J.D Salinger (aux éditions Pocket pour ma part) dont il est question !

J’ai entendu parler de ce livre non pas parce que c’est un classique aux Etats-Unis (ce que j’ai découvert après haha), mais tout bonnement car c’est Annie Saumont qui l’a traduit, et que je l’aime bien, Annie. J’avais déjà accroché avec ses romans, et j’ai eu ouïe dire que cette deuxième traduction de L’attrape-cœurs collait beaucoup plus au ton du texte original, qui par le langage très familier, est assez complexe à retranscrire. Portée par cet engouement donc, je le commande rapido au Père-Noël.

visuel L'attrape-coeurs

Un petit résumé de l’histoire avant d’aller plus loin :

« Nous sommes en 1949 dans une pension de la côte Est américaine. Holden Caulfield pourrait être un adolescent américain tout ce qu’il y a de plus ordinaire : une famille qui lui tape sur le système, une scolarité chaotique… des problèmes d’adolescence ordinaires. Expulsé, Holden s’enfuit trois jours avant le début des vacances de Noël. Il prend le train pour New York et, ayant trop peur de la réaction de ses parents, s’installe dans un hôtel. ‘L’ Attrape-cœurs’ relate les trois jours durant lesquels ce jeune garçon est livré à lui-même. A chaque pas, à chaque rencontre, ne trouvant toujours pas les réponses à ses questions, ne comprenant pas le monde qui l’entoure, complètement paumé, il se rapproche un peu plus d’une crise qui nous guette finalement tous. »

J’ai tout d’abord eu le sentiment de retrouver une part du style d’Annie Saumont, dans ce langage un peu « brut ». Ensuite j’ai été déstabilisée par cet anti-héros, son caractère, sa vision des choses, le tout par hyper hyper enthousiaste, gai, et leurs synonymes. Ca vous met un peu mal à l’aise.

J’ai quand même eu du mal à accrocher avec ce livre. Mais le rythme de l’histoire et un peu de persévérance m’ont amené jusqu’à la fin. Le jeune garçon est finalement touchant, un peu pathétique aussi, mais humain.

J’ai bien aimé ce livre, pour le dérangement et la réflexion qu’il provoque, « l’originalité » du style d’écriture, toutes les aventures qui arrivent à Holden, et la satisfaction d’avoir lu quelque chose de classiquement intelligent 😉

Et vous qu’en avez-vous pensé ? A t’il « attrapé votre cœur » ? Avez-vous lu la 1ère traduction du roman ? Sinon avez-vous envie de le lire ?